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Réglementation · France

Réglementation des feux d'artifice en France : déclaration CERFA, préfecture et certificat F4-T2

Décret 2010-580, arrêté du 31 mai 2010, CERFA 14098*02 déposé un mois avant en mairie et en préfecture : tout ce qu'un artificier professionnel doit savoir pour tirer légalement en France.

Qui autorise un spectacle pyrotechnique en France ?

En France, le tir professionnel repose sur un régime de déclaration préalable et non d'autorisation. Le décret n° 2010-580 du 31 mai 2010 impose à l'organisateur d'un spectacle pyrotechnique d'en faire la déclaration au maire de la commune et au préfet du département où se déroule le spectacle, un mois au moins avant la date prévue (article 4). Le maire et le préfet délivrent chacun un récépissé ; ils peuvent demander des pièces complémentaires ou, sur la base de leurs pouvoirs de police, interdire le tir si la sécurité n'est pas assurée.

Concrètement, le prestataire remplit le formulaire CERFA 14098*02 « Déclaration de spectacle pyrotechnique », disponible sur entreprendre.service-public.gouv.fr, et l'adresse aux deux destinataires. En Île-de-France et à Paris, la préfecture de région ou la préfecture de police reçoivent la déclaration. Beaucoup de préfectures acceptent aujourd'hui un dépôt par courriel ou par téléservice ; le récépissé, souvent électronique, est à conserver sur le site de tir avec le schéma et les certificats de l'équipe.

Quels spectacles sont concernés : catégories et seuil de 35 kg

L'article 2 du décret définit le spectacle pyrotechnique soumis à déclaration : soit il met en œuvre des artifices de divertissement de catégorie F4 ou des articles pyrotechniques destinés au théâtre de catégorie T2, quelle qu'en soit la quantité ; soit il met en œuvre des artifices des catégories F2 ou F3, ou des articles T1, dont la quantité totale de matière active dépasse 35 kg. En dessous de ce seuil et sans produit F4/T2, un tir de F2/F3 n'est pas un spectacle pyrotechnique au sens du décret, mais reste soumis aux arrêtés municipaux et préfectoraux.

Le calcul se fait en matière active (poudre et compositions), pas en poids brut des produits : c'est la donnée que le fournisseur indique sur les fiches et étiquettes CE. Une erreur classique consiste à additionner le poids des emballages ou, à l'inverse, à oublier les bombes F4 d'un petit feu de mariage, qui à elles seules déclenchent l'obligation. PyroDesk calcule la masse active totale du plan de tir en temps réel et signale le franchissement du seuil.

La qualification de l'artificier : certificat F4-T2 et responsable de la mise en œuvre

Pour mettre en œuvre des artifices F4 ou des articles T2, le décret exige un certificat de qualification, délivré par le préfet du département de résidence aux personnes physiques qui justifient d'une connaissance suffisante des produits et de la réglementation (article 6). Le certificat, aujourd'hui dit « F4-T2 », existe en deux niveaux selon les responsabilités confiées ; le décret n° 2019-540 et l'arrêté du 28 mai 2019 ont modernisé ce dispositif. La demande se fait auprès de la préfecture, souvent par téléservice.

L'arrêté du 31 mai 2010 désigne en outre le « responsable de la mise en œuvre » : une personne physique désignée par le prestataire, chargée de veiller au montage et à l'exécution du spectacle conformément aux règles de sécurité (article 2). Son nom figure sur la déclaration, tout comme celui des artificiers qui l'assistent. Un feu tiré par une personne non qualifiée engage la responsabilité pénale du prestataire et de l'organisateur.

Distances de sécurité, implantation et stockage sur site

L'arrêté du 31 mai 2010 fixe les règles d'isolement du site : aucune habitation ni établissement recevant du public à moins de 50 m de la zone de tir, aucun immeuble de grande hauteur à moins de 100 m (article 8). Le dossier de déclaration comprend un plan matérialisant la zone de tir avec le périmètre de sécurité, les points d'eau utilisables et les accès des secours (article 19). Les distances de sécurité effectives dépendent des produits : elles sont celles indiquées par le fabricant sur chaque référence CE, jamais inférieures.

Le stockage des artifices au voisinage du lieu de spectacle, avant et pendant le montage, est soumis à des conditions de sûreté et de sécurité fixées par arrêté ministériel (article 3 du décret) : local ou véhicule gardé, éloigné du public, sans source d'ignition. PyroDesk génère le plan des lieux avec les rayons de sécurité de chaque poste et l'annexe au CERFA, ce qui évite les refus de récépissé pour dossier incomplet.

Interdictions saisonnières, sécheresse et arrêtés préfectoraux

Au-delà de la déclaration nationale, chaque département possède ses propres arrêtés préfectoraux : interdictions permanentes de certains artifices, fenêtres saisonnières de restriction liées au risque d'incendie (souvent du type « 1er juin au 31 octobre » dans le Sud), distances vis-à-vis des massifs boisés, interdictions temporaires en période de sécheresse ou de vent fort. Ces arrêtés peuvent viser les particuliers seulement ou inclure les professionnels ; certains prévoient une dérogation sur demande motivée.

La difficulté est de suivre 101 départements dont les textes changent chaque été. La veille préfecture de PyroDesk retranscrit et source les arrêtés permanents et saisonniers de chaque département, affiche les fenêtres récurrentes et masque les textes expirés, puis alerte l'artificier lorsque le dossier tombe dans une période ou une zone restreinte. Le prestataire reste responsable de vérifier l'arrêté en vigueur la veille du tir.

Assurance, facturation électronique et ce que PyroDesk automatise

Une assurance responsabilité civile professionnelle couvrant l'activité pyrotechnique est exigée par les organisateurs publics et privés, et l'attestation figure presque toujours dans le dossier remis à la mairie. Côté facturation, la réforme française rend la réception des factures électroniques obligatoire pour toutes les entreprises assujetties à la TVA à compter du 1er septembre 2026, et l'émission obligatoire pour les PME et micro-entreprises à compter du 1er septembre 2027 (guide pratique de la DGFiP).

PyroDesk pré-remplit le CERFA 14098*02 à partir du dossier (organisateur, lieu, date, liste des produits avec catégories et matière active, artificiers et certificats), produit devis et contrats dans la langue du client, puis émet des factures au format Factur-X transmises via une plateforme agréée. La veille préfecture et le calcul du seuil de 35 kg sont intégrés au même dossier, de sorte que l'artificier prépare un feu complet, de la déclaration à la facture, sans ressaisie.

Sources

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Questions fréquentes

Faut-il une autorisation ou une simple déclaration pour un feu d'artifice professionnel en France ?

Une déclaration préalable (CERFA 14098*02) au maire et au préfet, un mois au moins avant le tir, dès que le spectacle comporte des artifices F4 ou T2, ou plus de 35 kg de matière active en F2/F3/T1. Les autorités peuvent toutefois interdire le tir par arrêté.

Qui peut tirer des artifices de catégorie F4 ?

Uniquement les titulaires d'un certificat de qualification F4-T2 délivré par le préfet, sous la responsabilité d'un responsable de la mise en œuvre désigné par le prestataire (décret 2010-580, arrêté du 31 mai 2010).

Quelles distances respecter entre le public et la zone de tir ?

Au minimum celles indiquées par le fabricant sur chaque produit CE ; l'arrêté du 31 mai 2010 impose en outre qu'aucune habitation ni ERP ne soit à moins de 50 m de la zone de tir et aucun immeuble de grande hauteur à moins de 100 m.

Comment PyroDesk aide-t-il pour les démarches françaises ?

Il pré-remplit le CERFA à partir du dossier, calcule la matière active et le seuil de 35 kg, génère le plan des lieux avec les rayons de sécurité, et sa veille préfecture signale les arrêtés sécheresse ou saisonniers du département concerné.

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